Philippe Barraud

Philippe Barraud: Criminalité VS vie privée?

Ainsi donc M. Philippe Barraud publie sur commentaires.com et dans le Nouvelliste un billet traitant de la protection de la sphère privée. Tout d’abord une brillante intro en référence à Google Street View. Puisque ce monsieur semble trouver cela ridicule, j’ai donc consulté le service dans son lieu d’habitation dans l’espoir de relever quelque détail croustillant. Malheureusement, je n’ai pu qu’apercevoir le dôme de son observatoire personnel. Par contre, j’ai pu voir dans le coin des plaques d’immatriculations non-voilées. Si pour lui une plaque d’immatriculation c’est rien, peut-être devrait-il s’intéresser aux nombreux sites recensant les clichés insolites. Parmi ceux-là, par exemple Streetviewfun. M. Barraud défendra-il l’implantation de traqueurs GPS sur tous les citoyens, sans oublier des caméras CCTV déployées à large échelle? Puisque pour lui la vie privée n’est pas digne d’être protégée…

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Enfin, malgré cette introduction hasardeuse qui prend la moitié du texte, venons-en au cœur du propos de M. Barraud. Il prend appui sur un article de Domaine public pour dire que de ne plus divulguer la nationalité des criminels serait de la censure et une restriction de la liberté d’information. Il cite l’exemple des pays anglo-saxons dont les journaux publient le nom et l’adresse des personnes arrêtées par la police. Que cela pourrait-il bien apporter à notre pays? Une baisse du taux de criminalité? Sûrement pas… Par contre, on assistera à la fin de la présomption d’innocence, à des cas de « justice » populaire (imaginez ce qu’il pourrait arriver à quelqu’un soupçonné de pédophilie par erreur) et à des amalgames dangereux. De plus, je doute fortement de la pertinence pour comprendre un fait que de connaître la nationalité de l’auteur: le coup de poing fait autant mal, le pays n’explique pas le pourquoi de l’agression et on en vient à négliger tous les autres facteurs qui rendent une personne criminelle. Je ne dis pas qu’il ne faut pas le dire, je dis juste qu’il faut se demander à quoi cela pourrait bien servir.

1984 ou 2009?