Douche froide pour le contribuable

Vu chez Eolas et dans la presse, la fameuse douche présidentielle (qui n’a jamais servi) à un coût de + de 250′000 euros! Et d’après la Cour des Comptes, ce n’est de loin pas la seule dépense outrancière qu’aie faite Nicolas Sarkozy. Dîners hors de prix (on remplace le sel par de la poudre de diamant ou quoi?), aménagements grandiloquents et j’en passe. Heureusement, la culture bling-bling n’a pas encore trop dépassé nos frontières. Espérons que ça reste ainsi.

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House contre Dieu

house_md_poster4Quel plaisir de lire mes flux RSS, certains matins! Le camarade Millenium s’est lancé dans la critique TV et comme d’habitude, il aurait mieux fait de se taire. À mon humble avis, il va chercher trop loin, ce ne sont que de simples divertissements sans aucune prétention, loin d’être le symbole des batailles épiques que se livrent les différentes manières de voir le monde. On parle de divertissement de masse et cette dernière n’ira jamais chercher des explications aussi tordues, qui n’existent que dans les têtes de ceux qui les échafaudent. Mais bon, je suis aussi tordu alors on va faire comme si ce n’était pas que des délires sortis d’un esprit névrosé.

Lost n’est pas une série façon « Les Experts », où l’on peut regarder chaque épisode indépendamment du reste, l’intrigue est étalée sur des saisons entières, voire sur la série complète. On s’imagine une explication, qui fond comme neige au soleil quelques épisodes plus tard en vertu des nouveaux « faits » qui nous sont peut-être présentés juste pour brouiller les pistes. Je ne sais pas pour vous, mais j’ai fortement l’intuition que le finale de la saison 6 (et donc de la série), tournera autour d’Hugo Reyes, soit dit en passant.

Donc, notre critique en herbe parle des ours polaires de l’île, dont la présence serait expliquée par les flash-backs récurrents, comme la majeure partie des évènements de la série. Pour son information, les deux théories qui ressortent le plus sont soit qu’ils étaient là pour subir des manipulations génétiques, soit qu’ils étaient utilisés pour tourner la roue permettant de déplacer l’île. En effet, celui qui bouge l’île ne peut plus y retourner et est téléporté en Tunisie, ce qui arriva à Locke et un ours polaire dont on retrouva le cadavre. Bon, bien évidemment qu’on nage en pleine science-fiction, vous ne trouverez aucune personne saine d’esprit qui pensera que ça peut se produire réellement. Mais force est d’avouer qu’une présence « réelle » des ours s’explique davantage par les deux théories susnommées que par une quelconque idée constructiviste qui stipulerait que le fait qu’Hugo Reyes aie eu lu une BD avec des ours les projette de facto sur l’île. Bref, qu’il attende la fin de la série avant de sortir des âneries.

D’ailleurs, parlons-en, du constructivisme. Millenium semble avoir quelques peines à définir cette notion: Ce qui signifie en gros que ce que vous (ou la société de manière collective) avez vécu dans votre passé détermine entièrement le monde qui vous entoure. Plus précisément, vous ne le voyez pas tel qu’il est (au moins en partie), vous le créez au fur et à mesure. Faut savoir, est-ce un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout? Parle-on du monde physique ou mental? Quoi qu’il en soit, il fait une erreur grossière en confondant réalité et interprétation de cette même réalité. Selon les points de vue, le couteau de cuisine peut être un instrument pratique pour découper de la viande ou une arme mortelle. Pourtant, il reste pourvu d’un manche en plastique et d’une lame en acier. La réalité nue, au fond, est froide, elle n’a aucun sens. Nous lui en donnons un par nos croyances et nos interprétations. Bref, on est bien loin de la caricature insipide et grossière que dessine l’auteur. Mais au fond, son article n’est qu’un prétexte pour taper sur sa marotte du moment: la pédonculite. Changez de disque, vous êtes comme un vieux vinyle rayé qu’on a trop entendu. Il n’y a même plus besoin de lire vos articles pour savoir ce que vous pensez, aucune surprise, pas de saveur, rien.

vlcsnap-2009-10-25-11h01m12s17Enfin bref, après le crash de l’Oceanic Airlines, nous voici de retour sur la terre ferme en compagnie du Dr. House. Il est dépeint dans l’article de Millénium comme un chercheur de vérité, Everybody lies, rappelez-vous. Là où son analyse pêche, c’est qu’il met le manque de savoir-vivre de House sur le dos de son matérialisme, comme si la morale et l’éthique était l’apanage des croyants, quelle bonne blague! Avoir la foi n’empêche pas d’être quelqu’un d’imbuvable, prétentieux et hypocrite. On en est même en droit de se demander si ce genre de croyants a retenu un point essentiel: la charité chrétienne. De plus, fonder sa morale toute entière sur Dieu au lieu de principes rationnels et tangibles, c’est admettre qu’on a pas été fichu de trouver une explication et qu’on sort sa carte joker: puissance divine. Notez, c’est très bien vu comme argument, ça explique la totalité du monde et permet de se dispenser de réfléchir. Au pire, en face d’une preuve contradictoire, on dira que c’est un complot fabriqué de toutes pièces par les moudjahidine gaucho-anarcho-maçonniques du NWO

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Kluk contre Dieu (Couleur 3)

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L’art transcende-il la loi?

Voici un petit article inspiré par l’affaire Mitterrand et l’analyse faite par le sieur Pellegrini. Cependant, comme il n’est pas le seul à aller dans ce sens, il me parait donc nécessaire de souligner plusieurs choses. Tout d’abord, il convient de ne pas confondre la condamnation du soutien de Mitterrand à Polanski et l’œuvre littéraire du 1er. Des crimes ont été perpétrés par le cinéaste et ils doivent être punis. On peut discuter sur la façon dont il a été arrêté (piège ou coïncidence),etc… mais en aucun cas nous pouvons le blanchir. Ce fut la seule erreur du Ministre de la Culture. C’est ce que souligne Sub lege libertas sur le blog de Maître Eolas (d’ailleurs, je vous recommande la lecture de l’article, voire du blog entier, car il apporte un éclaircissement intéressant sur la justice française)

Rappelons au préalable que le procureur que je suis répugne à considérer que le récit livré à la publication par Frédéric Mitterrand de sa Mauvaise Vie soit un procès verbal de déclarations circonstanciées devant un enquêteur de police. L’auteur en question indiquait lui même lors de sa parution qu’il puisait sa source dans ses expériences et sa vie mais que pour autant, faisant œuvre de littérature – ce dont je ne jugerai pas ici, le personnage de son livre était un être de fiction condensant aussi ses fantasmes et ses désirs dans le récit de leur assouvissement. Je ne peux rien pour ceux qui ne peuvent s’empêcher de croire que Sherlock Holmes vit réellement au 221 bis Baker Street et qui lui écrivent. Il est donc également inutile de préciser que Donatien Alphonse François marquis de Sade n’a pas réellement mis en œuvre l’intégralité des pratiques sexuelles et autres déviances qu’il relate dans Les Cent Vingt Journées de Sodome, manuscrit de l’embastillé qui fantasmait la liberté jusqu’à la mort quand ses journées ne lui laissaient que l’enfermement, la plume et sa main.

On n’a pas à être puni pour un crime qui, pour l’instant, semble être de l’ordre fictionnel. C’est pourtant ce que certains semblent souhaiter pour Mitterrand. Jusqu’à preuve du contraire, il est innocent et l’art n’est pas un crime, quand bien même il dépeindrait des situations illégales. Personne n’a violé ni tué dans la Mort de Sardanapale, Dolores Haze n’a pas été victime d’un pédophile,  il n’y a aucune violence dans Orange Mécanique, Amon Amarth n’a jamais sacrifié de bouc et ses membres ne se baladent pas en ville avec des haches affûtées. Si toutefois on s’entêterait à vouloir condamner/censurer des œuvres d’art pour ces motifs , on s’approcherait dangereusement de 1984.

L’art n’a pas non plus à être beau, vrai et montrer une direction à suivre, contrairement au papier cité au début de cet article. Bien entendu qu’il peut l’être, il y a de nombreux chefs-d’œuvre allant dans ce sens. Mais le limiter à cela, c’est se priver de véritables monuments et c’est donc appauvrissant. On peut très bien vouloir exprimer autre chose que la beauté et il ne faut pas oublier que le but de l’art n’est pas forcément accessible directement, puisqu’un œuvre n’est rien sans son récepteur (spectateur, auditeur,etc…). Elle peut chercher dans bien des cas à provoquer une réaction de sa part, susciter une réflexion allant au-delà de l’apparence première. Encore faut-il que le spectateur sache la dépasser, ce qui semble-il n’est pas donné à tout le monde. Et s’il n’y arrive vraiment pas, il peut toujours tourner les talons.

La pédophilie est un crime horrible. Cependant, elle n’est pas une autorisation pour dire tout et n’importe quoi…

paroles

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iLiS: Sauvez vos rêves

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J’en parlais il y a quelque temps, iLiS a sorti son album le 29 septembre. Vous vous en doutez, j’apprécie particulièrement ce groupe. J’ai donc passé la précommande et j’ai reçu ce jour le CD. Ce qui me pousse à faire ce petit article, outre mon admiration pour leur travail,  c’est que j’ai été étonné par le prix: 10€ + 8€ de frais d’envoi, ce qui est à mon sens assez bas pour une nouveauté de cette qualité. D’autant plus que le groupe a pris un soin particulier au niveau du packaging pour les précommandes, jugez plutôt:

photos prises avec mon HTC Hero

Je crois qu’ils ont simplement tout compris, en se tenant proche des fans, en soignant leur album et en faisant en sorte qu’il ne soit pas cher, en offrant des titres gratuits, en utilisant de manière intelligente Facebook et Twitter, iLiS a su fidéliser son public, au contraire de grandes pontes du métier qui en ont fait un business. Ils ont eu le courage de faire la route sans majors (certains diraient sans entraves): On est nos propres tourneurs, on a créé notre propre boite de prod, on manage, on gère, on organise, et on vit notre rêve dès que nous sommes sur scène… C’est une voie difficile qu’ils ont choisie, parsemée de mille embûches, mais c’est aussi la voie du bonheur sans se vendre. Pour eux bien entendu mais aussi pour les fans qui en ont tous deux marre d’être pris pour des vaches laitières par les maisons de disques.

Si les « artistes » dont on nous matraque les tympans à longueur de temps sont à la musique ce qu’est le fast-food à la musique, iLiS est certainement un bon plat, pas ceux qu’on mange dans les grands restaurants qui donnerait une impression élitiste mais ce plat fait au cœur d’une chaumière, un repas entre amis, chaleureux et sans sophistications frigides. Un interview (que vous pouvez lire in extenso ici) est d’ailleurs assez révélateur: Je pense que les gens en ont marre de voir des musiciens marketés, imposés par les medias et les majors. C’est clair pour moi qu’ils iront loin, projetant même: si ça marche, et que la boite de prod est viable, produire d’autres artistes serait aussi une bonne continuité. Mais trêve de bavardages, voici quelques courtes impressions personnelles à chaud des titres de l’album:

SeX, LoVE & RoCK n’RoLL

  • Je marcherai Ici, les mots de Virginie racontent son parcours de manière imagée et sa détermination à marcher droit vers ses rêves malgré tout ce qui pourrait lui arriver. Elle est prête à se battre, comme en témoigne la photo où elle saisit sa guitare comme une masse d’armes.
  • C’est ça la musique, ça nous prend aux tripes :)
  • Tu t’abandonnes Une douce invitation au lâcher-prise, au laisser-aller, pour mieux ressentir les émotions et accepter de perdre le contrôle, ce qui est illustré sur le livret par Virginie en position allongée, les bras écartés, n’opposant aucune résistance, comme un corps se laissant couler au fil de l’eau.
  • Attendez-moi je me noie À écouter ces mots, j’ai l’impression d’une petite fille perdue et abandonnée qui a juste envie qu’on la prenne par la main. Les photos qui illustrent le livret pour cette chanson sont pleines de cette tristesse pudique qui vous prend aux tripes. Un visage au regard abattu se décompose en feuilles mortes comme son envie de vivre.
  • On se bat tous les jours Une chanson qui m’évoque le parcours du groupe, les embûches du chemin, les critiques, les refus et j’en passe. Les sentiers de la gloire nécessitent un effort de tous les instants et iLiS nous montre sa hargne à avancer même dans la tempête.
  • Sex, Love & Rock N’Roll
  • Le bonheur Être heureux (ou vouloir l’être) c’est prendre le risque d’être déçu, de souffrir. Après tout, on ne sépare pas le crime de son châtiment, comme dirait Damien. Puis, être heureux, c’est aussi avoir accompli ses buts, donc ne plus avoir de raison qui nous pousse de l’avant.
  • Debout Ici, toujours cette optique de lutter contre l’adversité, de rester debout malgré tout, ne pas plier sous le poids. Mais iLiS en a toujours voulu davantage sans se vendre aux majors: On aurait pu prier quelques dieux
  • Plus on s’aime La haine est la jumelle siamoise de l’amour, on n’a jamais l’un sans l’autre. Les promesses des premiers jours heureux voient bien trop vite leur vernis enchanteur se craqueler pour laisser place à la déception.
  • Pour que tu l’aimes À trop chercher l’amour, on ne trouve que l’abîme, le vide dans le cœur et l’âme.
  • Ça ne suffit pas
  • Si peu de temps Cette chanson me donne l’impression d’une gueule de bois après avoir trop aimé, lorsqu’on réalise que c’est fini. Face à l’inexorable et aux regrets de n’avoir pas su dire ce qu’il fallait, on rembobine sans cesse en tentant de se persuader que le film aura une fin différente. Mais rien ne change et on est d’autant plus perdus.
  • Pardonne Un ré-enregistrement d’un ancien titre de l’EP Anonyme. Même si j’avais une petite préférence pour l’ancienne version, force est d’avouer que l’interprétation version 2009 est planante. Le réel pardon est très difficile à donner, il suppose l’affrontement en vis-à-vis avec sa propre douleur, on ne le donne pas pour celui qui nous a blessé mais pour soi-même, pour enfin pouvoir guérir.
  • Sauver nos rêves Le titre de fin résonne comme un dernier message, une sorte de morale aux auditeurs, un appel à garder nos rêves en vieillissant et rester nous-mêmes.

Voilà, j’espère ne pas avoir dit trop de bêtises. Ça ne leur rend sûrement pas honneur mais ma foi, je ne suis pas critique littéraire. J’ai simplement écouté mon cœur et j’ai couché les sentiments que m’ont laissé ces 14 titres. Merci les iLiS :)

Et pour finir en beauté, voici le clip de Tu t’abandonnes:

Liens

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Blog de Virginie
Forum (dont je suis le modérateur)

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Philippe Barraud: Criminalité VS vie privée?

Ainsi donc M. Philippe Barraud publie sur commentaires.com et dans le Nouvelliste un billet traitant de la protection de la sphère privée. Tout d’abord une brillante intro en référence à Google Street View. Puisque ce monsieur semble trouver cela ridicule, j’ai donc consulté le service dans son lieu d’habitation dans l’espoir de relever quelque détail croustillant. Malheureusement, je n’ai pu qu’apercevoir le dôme de son observatoire personnel. Par contre, j’ai pu voir dans le coin des plaques d’immatriculations non-voilées. Si pour lui une plaque d’immatriculation c’est rien, peut-être devrait-il s’intéresser aux nombreux sites recensant les clichés insolites. Parmi ceux-là, par exemple Streetviewfun. M. Barraud défendra-il l’implantation de traqueurs GPS sur tous les citoyens, sans oublier des caméras CCTV déployées à large échelle? Puisque pour lui la vie privée n’est pas digne d’être protégée…

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Enfin, malgré cette introduction hasardeuse qui prend la moitié du texte, venons-en au cœur du propos de M. Barraud. Il prend appui sur un article de Domaine public pour dire que de ne plus divulguer la nationalité des criminels serait de la censure et une restriction de la liberté d’information. Il cite l’exemple des pays anglo-saxons dont les journaux publient le nom et l’adresse des personnes arrêtées par la police. Que cela pourrait-il bien apporter à notre pays? Une baisse du taux de criminalité? Sûrement pas… Par contre, on assistera à la fin de la présomption d’innocence, à des cas de « justice » populaire (imaginez ce qu’il pourrait arriver à quelqu’un soupçonné de pédophilie par erreur) et à des amalgames dangereux. De plus, je doute fortement de la pertinence pour comprendre un fait que de connaître la nationalité de l’auteur: le coup de poing fait autant mal, le pays n’explique pas le pourquoi de l’agression et on en vient à négliger tous les autres facteurs qui rendent une personne criminelle. Je ne dis pas qu’il ne faut pas le dire, je dis juste qu’il faut se demander à quoi cela pourrait bien servir.

1984 ou 2009?


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