Quel plaisir de lire mes flux RSS, certains matins! Le camarade Millenium s’est lancé dans la critique TV et comme d’habitude, il aurait mieux fait de se taire. À mon humble avis, il va chercher trop loin, ce ne sont que de simples divertissements sans aucune prétention, loin d’être le symbole des batailles épiques que se livrent les différentes manières de voir le monde. On parle de divertissement de masse et cette dernière n’ira jamais chercher des explications aussi tordues, qui n’existent que dans les têtes de ceux qui les échafaudent. Mais bon, je suis aussi tordu alors on va faire comme si ce n’était pas que des délires sortis d’un esprit névrosé.
Lost n’est pas une série façon « Les Experts », où l’on peut regarder chaque épisode indépendamment du reste, l’intrigue est étalée sur des saisons entières, voire sur la série complète. On s’imagine une explication, qui fond comme neige au soleil quelques épisodes plus tard en vertu des nouveaux « faits » qui nous sont peut-être présentés juste pour brouiller les pistes. Je ne sais pas pour vous, mais j’ai fortement l’intuition que le finale de la saison 6 (et donc de la série), tournera autour d’Hugo Reyes, soit dit en passant.
Donc, notre critique en herbe parle des ours polaires de l’île, dont la présence serait expliquée par les flash-backs récurrents, comme la majeure partie des évènements de la série. Pour son information, les deux théories qui ressortent le plus sont soit qu’ils étaient là pour subir des manipulations génétiques, soit qu’ils étaient utilisés pour tourner la roue permettant de déplacer l’île. En effet, celui qui bouge l’île ne peut plus y retourner et est téléporté en Tunisie, ce qui arriva à Locke et un ours polaire dont on retrouva le cadavre. Bon, bien évidemment qu’on nage en pleine science-fiction, vous ne trouverez aucune personne saine d’esprit qui pensera que ça peut se produire réellement. Mais force est d’avouer qu’une présence « réelle » des ours s’explique davantage par les deux théories susnommées que par une quelconque idée constructiviste qui stipulerait que le fait qu’Hugo Reyes aie eu lu une BD avec des ours les projette de facto sur l’île. Bref, qu’il attende la fin de la série avant de sortir des âneries.
D’ailleurs, parlons-en, du constructivisme. Millenium semble avoir quelques peines à définir cette notion: Ce qui signifie en gros que ce que vous (ou la société de manière collective) avez vécu dans votre passé détermine entièrement le monde qui vous entoure. Plus précisément, vous ne le voyez pas tel qu’il est (au moins en partie), vous le créez au fur et à mesure. Faut savoir, est-ce un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout? Parle-on du monde physique ou mental? Quoi qu’il en soit, il fait une erreur grossière en confondant réalité et interprétation de cette même réalité. Selon les points de vue, le couteau de cuisine peut être un instrument pratique pour découper de la viande ou une arme mortelle. Pourtant, il reste pourvu d’un manche en plastique et d’une lame en acier. La réalité nue, au fond, est froide, elle n’a aucun sens. Nous lui en donnons un par nos croyances et nos interprétations. Bref, on est bien loin de la caricature insipide et grossière que dessine l’auteur. Mais au fond, son article n’est qu’un prétexte pour taper sur sa marotte du moment: la pédonculite. Changez de disque, vous êtes comme un vieux vinyle rayé qu’on a trop entendu. Il n’y a même plus besoin de lire vos articles pour savoir ce que vous pensez, aucune surprise, pas de saveur, rien.
Enfin bref, après le crash de l’Oceanic Airlines, nous voici de retour sur la terre ferme en compagnie du Dr. House. Il est dépeint dans l’article de Millénium comme un chercheur de vérité, Everybody lies, rappelez-vous. Là où son analyse pêche, c’est qu’il met le manque de savoir-vivre de House sur le dos de son matérialisme, comme si la morale et l’éthique était l’apanage des croyants, quelle bonne blague! Avoir la foi n’empêche pas d’être quelqu’un d’imbuvable, prétentieux et hypocrite. On en est même en droit de se demander si ce genre de croyants a retenu un point essentiel: la charité chrétienne. De plus, fonder sa morale toute entière sur Dieu au lieu de principes rationnels et tangibles, c’est admettre qu’on a pas été fichu de trouver une explication et qu’on sort sa carte joker: puissance divine. Notez, c’est très bien vu comme argument, ça explique la totalité du monde et permet de se dispenser de réfléchir. Au pire, en face d’une preuve contradictoire, on dira que c’est un complot fabriqué de toutes pièces par les moudjahidine gaucho-anarcho-maçonniques du NWO
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Kluk contre Dieu (Couleur 3)