Lacère mon âme

La dague dans ma main, je te fais le serment
D’être sur ton chemin un fidèle compagnon
Oh, mon ange de ténèbres, gorge-toi de mon sang
Ton angoisse qui te prend, ton âme aux noirs tréfonds
Meurtrie par les hommes aux horreurs sans nom

Les coups que tu as pris, les flèches dans ton cœur
Je fais miens tes doutes, tes tremblements et tes peurs
Que la route est longue vers ta rédemption
Prends-moi avec toi même s’il faut que j’en meure
Prends-moi avec toi même si c’est ma perdition

Partager:
  • Facebook
  • Twitter
  • email
  • Wikio FR

113ème cigarette sans dormir

J’ai arrêté de compter les cigarettes qui s’amoncellent dans le cendrier, la musique péniblement crachotée par le vieux poste de radio n’atteint même plus ma conscience. Ce monde semble s’effacer pour laisser place à un angoissant face-à-face avec moi-même. C’est ce qu’il y a de pire dans les crises d’insomnie, la confrontation avec les peurs,  les doutes, les manques, les regrets et tous ces vieux fantômes que nous traînons. On croit pouvoir en tirant la couverture sur nos cadavres nous oublier le temps d’une nuit, s’évader au pays des rêves, mais au lieu de cela, nous n’avons que l’étreinte funeste d’Éphialte et les cauchemars en guise d’espoir. Rien ne peut changer, comme un bateau perdu dans la tempête, on ne peut que s’agripper et espérer que ça passe, un jour. Mais la nuit avance, et à force le bruit, tout d’abord imperceptible, de la montre qu’on a pris soin de cacher sous une pile de vêtements, envahit petit-à-petit la pièce, comme s’il rebondissait contre les murs pour nous encercler avec ses maudites aiguilles. Les soucis qu’on avait avant de s’endormir se muent en une nouvelle angoisse, celle de ne pouvoir fermer l’oeil une nuit de plus.

Et ce maudit cerveau, ne pourrait-il pas se taire, s’arrêter de fonctionner à mille à l’heure, au moins une fois? Mais non, il prend un plaisir sadique à nous tenir aux aguets, même pas en veille (ça serait trop gentil). Le genre d’état qui maintient vos yeux ouverts comme ils le seraient avec des allumettes, on se sent fatigué, on veut dormir profondément, mais rien à faire, ça cogite là-haut. Si au moins j’étais une machine, on pourrait me débrancher, interrompre le flux des idées. Je pourrais passer par les médicaments, les drogues ou d’autres choses plus radicales, au moins j’aurai la paix éternelle. Mais ça me bouffe tellement que je ne peux rien faire d’autre que subir comme un zombie. Enfin, contrairement à lui, j’ai encore conscience du temps qui passe. Et je suis là, à étaler mes insomnies sur un vieux bloc-notes, à destination d’on-ne-sait-qui. Est-ce une protection contre la folie ou le premier pas vers elle?

Je l’ignore, mais j’en ai assez, alors…

Adieu

Partager:
  • Facebook
  • Twitter
  • email
  • Wikio FR

Vers la lumière

Tu marchais au bord de l’abîme
Qui tant de fois t’avait fait sombrer
Cherchant les morceaux de ton âme délabrée
Déchirée par les supplices du sublime

Les heures passent et ta peine
Te suit comme une ombre lascive
Qui t’a planté ses incisives
Et resserré tes chaînes

Lève-toi et aie la force de t’en libérer
Je suis là, et je traverserai la tempête
Avec toi, si tu l’acceptes
Pour qu’à nouveau tu puisses espérer

Partager:
  • Facebook
  • Twitter
  • email
  • Wikio FR

Lunatic soul – Adrift

I know we’re passing by
See the shadows of our own
Apart from where we are
We still believe
And raise our hopes
We’re locked up alone
Going nowhere
Waiting for the dawn
And just like shooting stars
We sleep in flames
Until we burn up
Until we burn up

How many times we live
Poised between all heaven and earth
How many times we die
Trying for rebirth with a different mask
No matter where we go
Souls adrift never say goodbye

Partager:
  • Facebook
  • Twitter
  • email
  • Wikio FR

Que tout est noir

Des jours qui ne ressemblent qu’à l’ombre des nuits
Des silences qui résonnent à l’âme comme un cri
Quand les paupières n’ont même plus la force des orages
Quand, porté par les flots, je ne vois plus rivage

Des amours qui sont nées aux mauvaises saisons
Quand l’printemps a tardé à ouvrir ses bourgeons
Des lunes toujours pleines qui ne me sourient plus
Comme jouer aux échecs quand la reine est perdue

Que tout est noir
Que tout est noir
Comment te dire
Que tout est noir
Comment j’ai peur
Comment j’ai froid
Comment te dire
Quand t’es pas là
Que moi sans toi
Ça ne veut rien dire
Comment te dire, dis-moi
Comment te dire
Que moi sans toi
C’est comme un rire
Qui trouve pas
Vers où mourir

Mes sciences qui ressemblent qu’à l’ombre du doute
Le bien qui fait du mal quand le mal vous envoûte
Quand au coeur de l’iris c’est le temps des moussons
Qui vient noyer le blé juste avant la moisson

Dans les travers du temps, je sais, je t’ai perdue
Et tu l’as dit cent fois, tu ne reviendras plus
Alors je peux partir comme un loup solitaire
Qui, blessé, s’en ira mourir auprès d’un hêtre

Moi, j’aurais tant voulu que cet être soit toi
Tant voulu avec toi être un autre que moi
Au profond de ton ventre faire plus belle la terre
Oublier qui je suis et fermer les paupières

Que tout est noir
Que tout est noir
Comment te dire
Que tout est noir
Comment j’ai peur
Comment j’ai froid
Comment te dire
Quand t’es pas là
Que moi sans toi
Ca ne veut rien dire
Comment te dire
Comment te dire
Que moi sans toi
C’est comme un rire
Comme un triste navire
Qui sait pas où partir

Quand on est tellement seul que même la solitude
Vous semble être une amie dont on se passerait
Celle qui fut toujours là depuis le premier souffle
Qui depuis ce jour-là ne veut plus vous quitter

Quand vous ne savez plus qu’un jour vous saviez rire
Quand le mal a choisi votre âme pour empire
Quand tous les romantiques et les tristes du monde
Ont choisi votre coeur pour se mettre à pleurer

Que tout est noir
Que tout est noir
Comment te dire
Que tout est noir
Comment j’ai peur
Comment j’ai froid
Comment te dire
Quand t’es pas là
Que moi sans toi
Non, ça ne veut rien dire
Comment te dire, dis-moi
Comment te dire
Que moi sans toi
C’est comme un rire
Qui trouve pas
Vers où mourir.

Partager:
  • Facebook
  • Twitter
  • email
  • Wikio FR